Aujourd’hui, j’ai décidé de m’attaquer à une montagne. Il s’agit de 象山 (montagne de l’éléphant), qui se trouve à l’est de Taipei, non loin de la fameuse tour 101. Je n’ai pas encore trouvé la hauteur de cet endroit, mais ce que je sais, c’est que les escaliers semblent vraiment, vraiment sans fin. Il faut avouer qu’il faisait 37 degrés, ce qui n’aide pas…
Mais la vue qu’offre cette montagne sur la ville n’a pas de prix.
La fontaine de chocolat, avec laquelle on recouvre les chamallows (préalablement badigeonnés de beurre de cacahuète), avant de les plonger dans l’eau glacée pour rendre le nappage croquant. À noter également la mise à notre disposition de bâtonnets croustillants nous permettant de faire nos propres Mikados. On a essayé en les trempant d’abord dans de la confiture de fraise… on aurait dit des Pim’s. :D
Encore un 火鍋, avec buffet à volonté, et un système de tapis roulant emprunté aux sushi-bars japonais. À noter que si les chamallows, les glaces, la viande, le poisson, les légumes, les désserts taïwanais et les boissons (Nestea poire :D) sont bel et bien à volonté, le tarif quant à lui n’est qu’à 250 TWD par tête, soit moins de sept euros.
C’était un mardi soir comme les autres. Il faisait bon sur Taïpei, shoufou comme on dit ici. Je m’apprêtais à attaquer une soupe de serpent où nageaient de joyeuses jujubes, dans une petite échoppe à ciel ouvert située au marché de nuit traditionnel de Shilin, quand soudain cet homme en débardeur souriant pose un intrus sur la table, lançant plein d’entrain une phrase que j’étais probablement censé comprendre. Un intrus transparent et froid, gorgé d’un rouge peu rassurant, mais rappelant néanmoins les jus de fruits arc-en-ciels et sucrés dont les jeunes du pays se délectent à seulement quelques rues d’ici.
“Ne me dis pas que c’est…”
“Si. Et il dit qu’il faut que tu le boives.”
Moralité, le sang de serpent, c’est bon aussi. J’avoue avoir été plus réticent, mais ça se boit au final comme un bon alcool de riz.










